Invention et évolution des pneumatiques
Dunlop, Goodyear, Michelin : Vous savez probablement qu'il ne s'agit pas seulement de marques, mais aussi et surtout de précurseurs célèbres. Qui, parmi ceux-ci a inventé le pneumatique ? Vous le saurez par la suite, mais tous ont eu un rôle prépondérant dans son développement.
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Recherchant un moyen de
fixer le latex - qui n'est rien d'autre que la sève
de l'hévéa - Charles Goodyear,
un petit quincaillier du Connecticut (U.S.A.) invente, en
1839, la vulcanisation après huit années d'études. Le
procédé consiste à mélanger du souffre et du latex
chauffé à 120°. La gomme ainsi obtenue a pour nom "caoutchouc". Elle présente la particularité d'être compacte et homogène et a des qualités multiples : Souplesse, grande facilité de façonnage, résistance et une assez grande insensibilité aux variations de température. Cette matière trouvera une application rapide sur les véhicules : on en entourera les roues - dont la bande de roulement était jusqu'alors en fer - pour en améliorer le confort. Mais le gain en confort est encore faible puisqu'il s'agit de "bandages" ou de "pneus pleins", sans chambre à air. Les avantages par rapport aux cerclages d'acier n'en sont pas pour autant négligeables en matière d'adhérence et de confort acoustique, particulièrement sur les pavés dont étaient dotés la plupart des rues des grandes villes. |
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C'est pour améliorer le ... tricycle de son fils que
John Boyd Dunlop - un
vétérinaire de Belfast (Irlande) - va inventer le
premier pneumatique. L'histoire ne dit pas, en fait, si
son but était d'en diminuer le bruit, qui l'aurait
dérangé ou le confort du tricycle, à des fins plus
altruistes. Peu importe : Il remplace les roues par
de larges jantes en bois auxquelles il fixe des chambres
en caoutchouc entourées de coton. L'application au
véhicule de "monsieur tout le monde" ne sera
pas immédiate. A la grande série encore moins, puisque
celle-ci n'existe pas encore. Il est important de
signaler que cette date et cette invention, attribuée à
J.B.Dunlop reste contestée dans la mesure où le belge Dietz
avait effectué des études dans ce sens dès 1836 et que
des brevets similaires avaient été déposés en 1846
par un certain W.Thomson. |
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Adolphe Clément, grand fabriquant
de cycles à Paris, fait partie des "oubliés de
l'histoire du pneumatique". Rassurez-vous :
toute histoire de l'aventure industrielle connaît ses
oubliés. Après l'avoir proposé Dunlop, il met au point et applique un brevet de fabrication industrielle des pneumatiques. Il en équipera ses vélos et quelques temps après, la quasi-totalité des bicyclettes de Paris en seront équipées. |
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Edouard et André
Michelin sont respectivement licencié en droit
et centralien, mais également passionnés par tout ce
qui concerne la locomotion et par les innovations. Ils
inventent en 1891 le pneumatique démontable, dans laquelle
la chambre à air est indépendante du pneumatique proprement dit. Ils auront toutes les difficultés à
faire admettre la supériorité de leur solution.Dès 1891, Charles Terron remporte la course Paris-Brest-Paris (longue de 1200 km) avec un vélo équipé de ces nouveaux pneus Michelin. Ils veulent transposer cette innovation à l'automobile, mais aucun constructeur n'est disposé à leur confier une de leurs voitures afin d'en faire l'essai. Aussi, en 1895, ils construiront la leur qui, inscrite dans Paris-Bordeaux-Paris parcourt les 2200 km en moins de 100 heures, à la surprise générale. Il est vrai que ce délai est le maximum autorisé pour éviter la mise hors course. Ca n'en est pas moins une grande victoire car la performance démontre avant tout la viabilité du produit. En 1896 apparaît la première voiture équipée des pneumatiques démontables Michelin : C'est une "Léon Bollée", ce qui n'a rien de très étonnant lorsque l'on connaît le caractère novateur de cette dernière marque. L'histoire est en route ! |
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Ces premiers pneumatiques sont
dits "à talons" et sont vissés sur la jante.
Leur infrastructure interne est en tissu selon une
disposition diagonale, composée de plusieurs
"nappes" croisées les unes par rapport aux
autres et disposées - comme son nom
l'indique - diagonalement par rapport au sens de
roulement.Par ailleurs, les premiers pneumatiques sont de couleur blanche, couleur naturelle du caoutchouc. Notons, au passage, qu'au vu des coupes ci-joint, les fabricants n'ont pas encore tous adopté le principe du "pneu démontable" cher à Michelin. |
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Les "talons" sont
remplacés par des tringles métalliques fondues dans la
circonférence du pneu, ce qui en améliore la rigidité
et permet de se dispenser de le visser sur la jante.Par la même occasion, c'est à peu près à la même époque que l'on adjoint du charbon au caoutchouc pour en améliorer la résistance. Mais sur la bande de roulement uniquement : Cette configuration correspond aux fameux "flancs blancs" que certains trouvent si esthétique ... chacun son truc. |
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On met au point, en Allemagne, des procédés de fabrication de caoutchouc synthétique. | ||
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Michelin crée la carcasse en acier. | ||
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Michelin - encore - invente la carcasse radiale Cette structure alterne des couches diagonales et des couches transversales et longitudinales croisées à 90°. Le but premier est de dissocier le travail de la bande de roulement de celui des flancs, donc d'obtenir un meilleur travail "mécanique" du pneumatique. Autre avantage : Cette disposition permet de diminuer le nombre de couches, donc de diminuer le poids de la roue, avec les avantages liés à la diminution des masses non suspendues : amélioration de la maniabilité, diminution des réactions parasites .... Il faudra cependant attendre 1985 pour voir apparaître les pneus radiaux sur des motos de compétition et 1987 pour une adaptation à la série. Qui a dit que les motards étaient conservateurs ? |
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Honda commercialise la première moto équipée de pneus "tubeless", aux avantages multiples : diminution du poids par suppression de la chambre à air, dégonflage lent en cas de crevaison, plus grande facilité de réparation, risques limités en cas de glissement du pneu sur la jante. | ||
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Invention du pneu increvable par Michelin : Le "Bib-Mousse", principalement utilisé par les concurrents de rallyes-raids du type "Paris-Dakar" et dont l'application en série n'est pas encore envisagée. |