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Créée en 1905 par deux
centraliens, Goudard et Mennesson, la société
Solex fabriqua dans un premier temps des
carburateurs.
Dès 1917, un brevet de moteur auxiliaire fut
déposé, mais ce n'est qu'en 1940 qu'un
prototype de cycle motorisé, basé sur un vélo
de marque Alcyon, fut réalisé.
En 1942 sont fabriqués les engins de pré
série, dont le modèle a été déposé. Ce qui
est relativement étrange lorsqu'on connaît le
nombre de marques ayant produit des véhicules
similaires.
En 1946, la production démarre de manière
effective.Il se serait appelé
"VéloloSex", il aurait peut-être
été plus amusant. Mais il s'appellera
"VéloSolex" : Austère il était,
noir il restera, presque exclusivement.
Ce qui ne l'empêchera pas de connaître un
succès colossal. A partir du modèle
"330", la désignation correspond à
peu de choses près au nombre de milliers
produits. Ce qui signifie que, lorsque le
"5000" fut lancé, la firme avait
déjà produit 5.000.000 d'exemplaires de
Solex !
Après de multiples péripéties : Reprise par
Renault, puis Motobécane, sa production
s'arrête en 1988. Enfin, pas tout à fait,
puisque la licence en a été vendue à la
Hongrie et à la Chine, où sa production a été
relancée.
Rustique, a priori insipide, "Le
Solex" se révélera donc bien, a
posteriori, comme un des plus grands coups de
génie de l'industrie du deux roues. Et pas
seulement France.
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Spécialisés
dans la fabrication de machines outils, les
Ateliers Mécaniques du Centre avaient déjà
étudié des moteurs bien avant la guerre, mais
ils attendront un moment propice pour commencer
à mettre en fabrication un petit moteur
culbuté.D'une esthétique particulière, les
rendant reconnaissables au premier coup d'œil,
et conçus sérieusement, avec de nombreux
roulements et autres cages à aiguilles leur
assurant une bonne fiabilité, ils deviendront
bien vite au quatre temps ce que Ydral fut au
deux temps.
Décliné en plusieurs cylindrées allant de
99 à 175 cm3, il fournira bien des
assembleurs, qui équiperont d'ailleurs souvent
leur production soit avec des Ydral ou des A.M.C.
Parmi ces marques : Alcyon, Automoto, DS
Malterre, Follis, Gima, Radior... On en verra
même équiper des scooters, chez Guiller.
En compétition, ils se distinguèrent
particulièrement au Bol d'Or, qu'ils
remporteront en 1949 (Gima en 125 et Automoto en
175) puis en 1950 et 1951 en 175cm3,
avec DS Malterre. Victoires qui donnèrent
une certaine aura à cette firme.
Mais la concurrence de Ydral devint trop forte à
partir de 1952 et, malgré la mise en oeuvre d'un
moteur à double A.C.T. - dont la construction
restera confidentielle - les A.M.C. ne connurent
plus les joies de la victoire.
La conjoncture deviendra de plus en plus
difficile pour A.M.C. et, après une courte
tentative dans le domaine du deux temps, les
ateliers retournèrent à leurs fabrications
traditionnelles en 1956.
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Il vous
intéressera probablement de savoir que Monsieur Hilario
Gonzalvez essaie actuellement de faire renaître la marque "GIMA",
motorisée par des moteurs AMC. Pour en savoir plus, c'est
ici :
http://acqs.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=191 |
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La
société Ydral est en fait bien plus ancienne.
Fondée par Anatole LARDY, elle commença son
activité par la fabrication de moyeux de freins
avant 1928. Mais ce n'est qu'après la seconde
guerre mondiale qu'elle commence réellement à
nous intéresser en se lançant dans la
fabrication de moteurs.
Elle va ainsi directement participer à
l'expansion de l'industrie motocycliste en
France, en fournissant de nombreux
'"assembleurs" qui créeront un nombre
important de marques en achetant leurs
réservoirs d'un côté (généralement : Mottaz,
raison pour laquelle nombre de marques ont des
modèles qui se ressemblent), les roues,
fourches, amortisseurs et freins d'un autre et
enfin, moteurs chez A.M.C., Villiers ou Ydral.
Souvent, ils fabriquaient, tout de même, leurs
propres cadres.Spécialisée plus
particulièrement dans la production de moteurs
deux temps de 125 ou 175 cm3, la marque Ydral
aura une forte implication dans le domaine de la
compétition, au travers des marques A.G.F.,
Mochet et surtout Libéria grâce à l'ingénieur
Georges AGACHE, qui n'hésitait pas, par moment,
à prendre le guidon de ses propres machines.
Outre les marques citées ci-dessus, Ydral
équipera, dans le domaine du tourisme - ou plus
exactement de l'utilitaire - des marques telles
que Bernardet (scooters), Follis, GIMA, Gitane,
Guiller, Onoto ou Talbot (il s'agit bien de la
branche "cycle" du célèbre
constructeur automobile, sous contrôle de
Perfer-Lecomte et diffusée par les Ets Gentil).
Pour donner une idée de l'importance de Ydral,
il se produisait en 1956 dans la catégorie
"vélomoteurs" (125 cm3) : 23.000
Motobécane, 21.000 Peugeot, 12.000 Terrot, 9.000
Monet-Goyon et 8.600 motos de marques
différentes équipées de moteurs Ydral, lui
donnant ainsi le 5ème rang des constructeurs
nationaux, loin devant Alcyon, Automoto ou
Gnôme-Rhône.
Tout comme les autres constructeurs impliqués
dans le domaine de la moto, les activités de
Ydral diminueront à partir de 1960. Mais la
marque ne disparaîtra, officiellement, qu'en
1980. Ca faisait déjà longtemps, alors, qu'elle
ne construisait plus de moteurs.
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| 1945 |
CEMEC-RATIER -
(Montrouge) |
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A
priori, CEMEC / Ratier est le seul nouveau
constructeur ayant produit des motos de plus de
200 cm3 entre 1945 et 1970.
A l'origine, fin 1944, le C.M.R. (centre de
montage et de réparation) est mis en place afin
de maintenir les stocks de motos allemandes
laissés sur place. Ses activités consisteront
à monter des BMW R12, puis à fabriquer des
"bitzas" à partir de R5 et R75 qui
prendront la dénomination de R73, dont rares
seront les exemplaires construits de manière
identique au précédent.
En 1947, le Centre d'Etudes de Moteurs à
Explosion et à Combustion prend le relais et
continue d'exploiter les stocks pour fabriquer de
nouveaux modèles, sous le nom de CEMEC L7, à
distribution par soupapes latérales, à base de
BMW R12 et R71, à destination exclusive des
administrations.En 1954 Ratier, dont la
spécialité était la fabrication d'hélices
d'avions, rachète le CEMEC et reprend la
fabrication des L7, qui lui permettra d'assurer
sa trésorerie tout en reprenant l'étude de la
600 culbutée commencée par CEMEC et qui
deviendra la C6S. De 1959 à 1962, environ 1.000
exemplaires en seront construits.
La Ratier C6S n'était plus tout à fait une
B.M.W., puisque, en premier lieu, elle n'était
pas noire, mais bleu nuit, avec une décoration
blanche qui affinait sa silhouette. Ensuite,
parce que sa partie arrière a été entièrement
développée par Ratier, bras oscillant et
amortisseurs Lelaurain. Mais surtout, par son
frein avant double came efficace et sa fourche
avant, qui n'est plus cette horrible
"Earles" mais une télescopique
hydraulique de très bonne facture, qui permet à
la moto de ne plus se déplacer à la manière
d'un chameau (les mauvaises langues disent que
les B.M.W. avaient adopté cette fourche pour
mieux se camoufler lors de la campagne
d'Afrique).
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| 1950 (Env.) |
GITANE -
(Machecoul) |
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Gitane
commença également par la fabrication de
bicyclettes, puis fit partie dans les années '50
de ces nombreux constructeurs qui équiperont
leur production de moteurs Ydral. Ils auraient
donc du être noyés dans la masse s'ils
n'avaient eu la volonté de persister un peu plus
longtemps que la concurrence.Pour cela,
lorsqu' advint la mode du cyclo-sport, Gitane
s'associera à un fabriquant Italien, Testi, et
commercialisera sous sa marque un modèle
dérivé de ceux de son associé, le
"Champion". Il était d'un aspect très
sportif, d'excellents moteurs Minarelli et (pour
certains modèles) d'une boite à six rapports.
Mais avant tout, sa partie cycle était hors du
commun pour la catégorie puisqu'il s'agissait
d'un vrai double berceau. Ce qui lui donnait
quelques aptitudes qui l'amenèrent à participer
couramment en compétition, avec peu de
modifications.
Ce cadre était tellement bon qu'on le vit
équiper, à l'identique, des 125 cm3. Mieux
encore, les ingénieurs de la marquent ont
développé un 250 cm3 à base de deux 125
accouplés qu'ils installèrent en lieu et place
du 50 d'origine. On vit sporadiquement ce
prototype aligné dans les courses de côte de la
région provençale. Mais là, on avait atteint
des limites : L'engin était particulièrement
difficile à maîtriser !
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