Question de terminologie
| Il semblerait que lorsque l'on aborde le sujet de la
disposition des moteurs, on ait du mal à se mettre d'accord. Quelle que
soit la période concernée, d'ailleurs, puisqu'il n'y a pas de raison que
cette notion ait varié dans le temps. La question qui nous préoccupe consiste à savoir si un moteur est disposé de manière longitudinale ou transversale. |
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Le fait de savoir si un cylindre est vertical ou horizontal ne fait guère l'objet d'ambiguïtés. Il semble évident pour tout le monde que le cylindre ci contre à gauche est disposé verticalement et que ceux figurant sur le croquis de droite sont disposés horizontalement.
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![]() Il est par contre fréquent que les appellations divergent
d'une personne à l'autre lorsque l'on évoque la disposition "transversale"
ou "longitudinale". Il arrive même que les critères déterminant la
disposition des cylindres soit différente selon les individus. Ainsi, on a
vu des classifications s'effectuer selon l'orientation du cylindre.Si le schéma de gauche représente une disposition classique, la flèche
de couleur bleue représentant le sens de la marche, on a vu
également des motos adopter celle que l'on voit sue le schéma de
droite. |
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Solution devenue rare car ne présentant pas d'intérêt sur des 4 temps mais assez courante sur des deux temps, notamment ceux ayant adopté une admission par disque rotatif, mais aussi des motos telle la Gillet "Tour du Monde", dès 1933. Quel qualificatif devra-t-on utiliser pour de tels moteurs ? Je n'ai pour ma part jamais entendu parler de moteurs disposés en quinconce. |
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Considérons, pour que les choses soient plus évidentes, des moteurs quatre cylindres. On distingue sur les schémas un bloc comportant des cylindres représentés par des cercles et l'axe d'embiellage figurés par des pointillés rouges. Le cadre étant schématisé par les deux traits gris parallèles. La figure de gauche représente la configuration la plus courante actuellement, que l'on connaît sur les Gilera puis MV de compétition et qui sera vulgarisée par les Honda CB750 en 1969. Celle de droite est plus ancienne : Elle était adoptée par les FN
belges dès 1900, puis par les Pierce américaines, qui seront à l'origine
de toute une lignée de motos telles les Excelsior, Cleveland ou autres
Indian. Pour l'anecdote, on peut se demander pourquoi, alors que ces moteurs étaient refroidis par air, le moteur des motos du début du siécle précédent étaient disposés longitudinalement. La raison en est relativement simple : C'est que pour les première motos de ce type, au moins, elles étaient encore dotées de pédaliers pour les démarrer. Si le moteur avait été disposé dans l'autre sens, les pédales n'auraient pu être fonctionnelles. |
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![]() De
la sorte, lorsque l'on se trouve en présence de cylindres disposés "en
carré" (disposition aujourd'hui abandonnée mais qui fut adoptée par
exemple sur les Ariel "Square-Four"), c'est toujours la disposition de
l'embiellage qui détermine celle du moteur . A gauche, le moteur est
longitudinal et à droite il est transversal. Appliqué à des moteurs dont
les cylindres sont disposés en "V", celui de gauche se rapproche de ce que
l'on trouve sur les Honda "Pan-Européan" et celui de droite au moteur des
Ducati de MotoGP. |
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![]() Par
contre, il n'est pas toujours évident de déterminer du premier coup d'oeil
le type de moteur qui équipe une moto.Par exemple, ou pourrait penser que la Sunbeam S8 de gauche est équipée d'un moteur longitudinal ainsi que la Kawasaki KR de la fin des années '70 à droite. Si l'en est bien ainsi pour la Sunbeam, la Kawasaki, bien que ses cylindres soient également disposés l'un derrière l'autre, utilise par contre deux embiellages séparés, reliés par des engrenages afin de limiter la surface frontale tout en évitant le couple de renversement qui caractérise généralement les moteurs transversaux. |
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![]() La
production motocycliste nous également donné l'occasion de voir des
"moutons à cinq pattes", comme par exemple, la Velocette "Roarer".Ce n'est pas franchement évident sur la photo de gauche, mais cette moto est équipée d'un bicylindre disposés côté à côte dans le care, de la même manière qu'un "vertical twin" tel celui des Triumph au autres Norton. Mais le schéma de droite fait apparaître deux embiellages distincts placés de manière longitudinale. Bien que les cylindres soient face à la route, ce moteur est donc à classer dans les "longitudinaux". La raison en est que l'objectif principal était alors de contrer les BMW. Aussi la firme britannique s'en inspira-t-elle, mais les cylindres à plat étaient considérés comme trop encombrants et, surtout, on ne voulait pas avoir à subir le couple de renversement d'autant plus gênant lorsque le moteur a la capacité de monter rapidement en régime. Aussi, les deux embiellages tournent-ils en sens opposé l'un par rapport à l'autre. Ce qui a pour effet d'annuler l'effet gyroscopique. |
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![]() Que
ce soit avec des bicylindres, comme avec les Guzzi et BMW, ou des trois,
quatre ou six cylindres avec la série "K" de BMW ou certains modèles de
Honda, par exemple, la disposition longitudinale présente l'avantage de
pouvoir proposer une transmission par arbre avec une boite de vitesses
dans l'alignement, ainsi que l'arbre final, sans faire appel à des renvois
coniques, extrêmement coûteux en énergie.Il n'y avait donc pas de raison de ne pas trouver cette disposition sur des monocylindres. Solution qu'adopta Bridier-Charron, qui était avant tout un fournisseur de boites de vitesse (dessin de gauche). On retrouve également un moteur longitudinal sur les monocylindres Cleveland américains (ci-contre à droite). Le mystère consiste ici à savoir quelle idée est passée en tête des concepteurs de cette moto lorsqu'ils l'ont dotée d'un renvoi conique pour disposer d'une transmission finale par chaîne. |
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| Moteur "en V" ou en "en
carré" ? Nul n'est besoin de dessin pour savoir ce qu'est un
moteur "en V". Les exemples ne manquent pas depuis la Peugeot "Paris-Nice"
jusqu'aux plus récentes Ducati, en passant par les Koehler-Escoffier
"Mandoline" et autres Harley-Davidson. |
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| Moteur "boxer" :
Pour beaucoup, un moteur "boxer", devenu au fil du temps synonyme de
"BMW", est un bicylindre ouvert à 180°. Avec les cylindres opposés. Par ailleurs, le nombre de pistons d'un "boxer" n'est pas limité : il a existé des 4 cylindres et même des 12 cylindres "boxer", chez Ferrari, notamment. |
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