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Rudge ... et Ferrari Association de légendes |
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Il y a longtemps que j'envisage d'écrire une page sur les motos anglaises. Ce serait bien la moindre des choses. Ceci en sera le premier chapitre, né un peu par hasard, ou du moins avec l'aide de nombreux internautes, par la collection de documents qu'ils m'ont fait parvenir concernant les motos Rudge, et principalement leurs culasses, ainsi que ceux concernant la peu connue histoire des motos de la Scuderia Ferrari.
Histoire des motos Rudge :
Prototype unique et méconnu :
Diversification :
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L'activité moto était elle peu rentable ? Les
fameuses culasses à 4 soupapes étaient-elles trop onéreuses à fabriquer. En
fonction de quoi le prix des motos aurait été trop élevé pour pouvoir
espérer les vendre à un prix couvrant les frais de production ? Quoi qu'il en soit, Rudge Whitworth diversifiera très tôt sa production en proposant des jantes à rayons pour automobiles, les jantes des voitures de compétition étant à cette époque - 1920 - toutes construites sur ce modèle. Mais Rudge ne produit pas n'importe quelles jantes puisqu'elles étaient dotées d'une invention qui permettra un gain de temps appréciable pour les voitures alignées dans des compétitions d'endurance : Le fameux "moyeu Rudge" qui, au lieu de fixer la jante au moyen de plusieurs écrous, était doté d'un moyeu crénelé sur lequel la roue était positionnée par un orifice central unique, lui même crénelé. La fixation et le serrage étant assurés par un seul gros écrou, doté de deux branches favorisant le serrage : les fameux écrous "à papillons". Ces roues acquirent une telle réputation et apportaient de tels avantages que de nombreuses firmes automobiles parmi les plus prestigieuses en équipèrent leurs voitures. Dont Ferrari. Nous y reviendrons. |
Rudge en France :
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Le 13 novembre 1897, M. Henri, Samuel Brandt propriétaire-directeur de la marque Withworth acquiert pour 15 ans la licence exclusive concédée par la Company Rudge Whitworth (foreign limited) 112, Hatton Garden London, pour la fabrication des cycles, accessoires et pièces détachées pour la France, les colonies et les pays du protectorat. Le 28 août 1898, il fonde avec d’autres industriels, la Compagnie Générale Française des Cycles et Automobiles Rudge Whitworth SA 164, bd Péreire à Paris. Parmi ceux-ci, nous trouvons Lucien Charmet, concessionnaire Rudge et Rambler ; Ernest Pernoo directeur de la maison Charmet, Louis Lefèbvre, Jean-François Paillés, ingénieur-directeur de Fulmen (cycles et électricité) et MM. Gromully et Jeffery de Chicago, constructeurs des pneus G & F, des cycles et des motos Rambler. | |
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Vers 1898, Ernest Pernoo fonde la Société Industrielle et Commerciale de fabrication de Cycle Pernoo, 10, cité Trévise à Paris. Il se lance aussi dans l’aventure du deux-roues motorisés avec sa Motobicyclette à moteur Labitte (NDLR : On ne rigole pas, au fond de la classe) monté derrière la roue arrière. Il est évident que les cadres de la Motobicyclette en question proviennent de la Compagnie Générale Française des Cycles et Automobiles Rudge Whitworth garantissant la parfaite construction de la partie cycle expliquant ainsi les succès en compétition de cette machine peu orthodoxe. Mais la machine de Pernoo ne rencontra pas la clientèle escomptée et il fit faillite le 26 juillet 1901. | |
| (Textes : D.Mahistre) |
Développements et adaptations :
Epilogue :
En 1940, l'Europe se couvre de
nuages noirs qui mettront trop de temps à se dissiper.
Place nette est faite dans les locaux de l'usine pour y fabriquer des radars.
Rudge ne s'en remettra jamais.
Documents et sources :
| Photos : |
http://users.senet.com.au/~mitchell/bikes/rudge/rudge.htm Marc Boniface, Joël Beffara, Georges Largis. "A History of the world's motorcycles" par Richard Hough et L.J.K. Setright (Rudge à admission rotative) |
| Sources : |
www.rudge.co.uk "Motociclismo" The British Motorcycle Directory, Roy Bacon & Ken Hallworth, editions Crowwod ( www.crowood.com ) Didier Mahistre pour le chapitre "Rudge en France" |