Amortisseurs, freins, etc ...
Les Freins :
| Les premières motos navaient pas
de frein : Il est généralement assez difficile de
représenter labsence de quelque chose ! Les choses évoluèrent ensuite très doucement : Les premiers freins apparus sur une moto équipèrent en uniquement la roue arrière, par crainte de bloquer la roue avant. On vit apparaître en priorité des freins à bande : La bande en question, généralement en cuir, entoure un tambour fixé sur la jante. Elle est reliée par un câble à la pédale de frein. Lorsquon actionne cette dernière, la bande vient se tendre sur le tambour. Notons que les Américains, peu sûrs de ce système, lont rapidement doublé dun frein à tambour, toujours sur la seule roue arrière. |
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| Le précédent système ne sest
jamais rencontré que sur des roues arrières. Lun des premiers freins que lon ait vu sur des roues avant sinspire directement de la technique hippologique, cest à dire des freins que lon rencontrait sur les différents attelages tractés par des chevaux. A la différence prés que, dans ce dernier cas, le frein était utilisé pour conserver le véhicule immobile après que les chevaux se soient arrêtés eux-mêmes. Le système en question, appelé frein à gorge, consiste en un levier, actionné par un câble et doté dun patin, généralement en bois. Lorsque le câble est actionné, le patin vient sappuyer dans la gorge dun cerceau fixé sur les rayons de la roue. La surface de freinage étant au maximum de 6 cm2, il doit falloir une distance minimale de 2 kilomètres, pour arrêter une machine telle quune F.N. 4 cylindres de 130 kg, lancée à 80 km/h. Heureusement, les routes de lépoque étaient bien moins encombrées que de nos jours. |
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| Bien que la solution se rencontre moins fréquemment, on
vit également apparaître des freins à patins,
similaires à ceux que l'on voit encore de nos jours sur nos vélos. Enfin, pas tout à fait, puisque si vous observez bien cette Douglas anglaise, vous verrez que l'étrier de frein est rigide et non articulé, aussi, la tige qui le tire l'étrier ne rapproche pas les mâchoires vers la jante, mais les tire vers le haut. Cette disposition particulière implique forcément une construction particulière de la jante pour que les mâchoires de frein viennent entrer efficacement en contact avec elle. Notons à titre anecdotique que Honda reprit l'utilisation du frein à patins, très amélioré sur son 50cm3 bicylindre de Grand Prix qui pointait à plus de 200 km/h. |
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| On vit ensuite apparaître le frein à tambour, toujours sur la roue arrière dans un premier temps, qui resta, tant dans le domaine automobile que motocycliste, le seul système de freinage couramment utilisé pendant plus dun demi siècle. |
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Si lon met en
transparence la flasque de frein, servant de support à
la butée du câble, à la fixation de frein et aux axes
des cames, on voit que le frein à tambour est
constituée de :
Lorsque le câble de frein est tendu, il actionne le levier D vers le haut. Ce dernier fait pivoter la came C, ce qui a pour effet de déplacer les mâchoires E et E" vers l'extérieur. Les garnitures dont elles sont garnies viennent ainsi en contact avec le tambour A. Il est important de savoir qu'en raison du sens de rotation du tambour, un frein "simple came" comme celui décrit ci-contre possède une mâchoire "hyper freinante" et une mâchoire "hypo freinante". La première, lorsque l'on actionne le frein, se rapproche automatiquement du tambour, tandis que l'autre s'en éloigne et ne sert ... strictement à rien ! Raison pour laquelle on a inventé les freins double came, qui possède deux mâchoires "hyper freinantes". Si vous ne croyez pas à cette théorie, procurez vous une moto équipée d'un double came. Positionnez-vous en haut d'une assez forte descente et, sans toucher au frein arrière (généralement simple came), essayez de bloquer le frein avant. Le résultat est imparable : Vous reculerez, car le double came est doté de deux mâchoires "hyper freinantes" en marche avant et deux "hypo freinantes" en marche arrière. |
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| Avant l'apparition du frein à disque, certains constructeurs testèrent, dans les années 70, des solutions qui ne connurent pas de suite, notamment : | |
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![]()
(Documents transmis par JH Taillard) |
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![]() (Document transmis par Marc Boniface) |
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![]() (Document transmis par Georges Largis) |
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![]() (Document transmis par Georges Largis) |
| Si l'on demande à des motards quelle a
été la première moto dotée d'un
frein à disque, ils répondront, dans 90% des
cas : La 750 Honda 4 cylindres de 1968. Certains d'entre eux pourront vous dire que le premier véhicule doté de freins à disques était la Jaguar qui a couru les 24 heures du Mans en 1955 |
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| D'autres, plus érudits, pourront vous
dire que la M.V. 600 cm3 de 1966 (ci-contre),
même si ses disques étaient actionnés par des câbles
a, effectivement précédé la Honda-4. Dans tous les cas, tout le monde se trompe : Il faut remonter à 1901 pour trouver la première moto (et le premier véhicule) équipée d'un frein à disque mécanique : Ce sont les "Impérial" anglaises. |
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| A quelques variantes près, le système
d'un frein à disque hydraulique
est composé de : I : Le maître-cylindre ( A ), comportant :
II : Une durit ( E ) reliant le maître-cylindre à l'étrier de frein III : L'étrier, ( F ) comportant :
IV : Le disque de frein ( I ), solidaire de la roue |
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| Lorsque l'on actionne le levier ( D ),
celui-ci pousse le piston ( B ) Le liquide de frein utilisé étant peu compressible, la pression augmente dans le circuit de freinage, c'est à dire dans la durite ( E ) et dans les conduits pratiqués dans l'étrier (F). De ce fait, les pistons ( G ) sont poussés. Les plaquettes de frein (H) étant solidaires de ce dernier, elles viennent serrer le disque de frein (I) |
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| Ceci est une vision relativement
simpliste, bien que le principe de base soit resté le
même de nos jours, sur les motos de compétition ou de
super sport, on trouve des freins tels que ceux du
fabriquant "Béringer", spécialisé dans le
domaine : celui représenté ci-joint possède pas moins
de 6 pistons ! Ce qui pose de nombreux problèmes de fabrication pour obtenir une rigidité suffisante de la pince de frein (sans quoi le procédé serait totalement inefficace) ou de calcul de diamètre des durits, pour que la pression à exercer ne soit pas trop importante, sachant qu'en moto, il n'existe pas de servofreins. |
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Les Ressorts :
| Bien qu'on ait utilisé à une époque,
des ressorts à lames et, très rarement, des barres de
torsion ou des systèmes pneumatiques, il n'existe plus,
dans l'industrie motocycliste, que des ressorts "à boudin" ou hélicoïdaux. Un ressort n'est rien de plus qu'un morceau de fil d'acier enroulé, puis traité (voir ci-dessous : traitement des ressorts) pour obtenir une meilleure rigidité.
L'intérêt de fabriquer des ressorts à pas variables réside dans le fait que l'amortisseur va réagir sur de petites irrégularités, mais qu'il lui restera une course minimale pour absorber des chocs plus importants. |
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| Lorsque la route comporte une aspérité
(un ralentisseur, un nid de poule
), la suspension
va devoir l'absorber, de manière à ce que la moto et le
motard ne le ressentent pas, pour la première afin de
conserver sa tenue de route et pour le second de
bénéficier d'un certain confort. Lorsque la suspension rencontre un défaut sur sa route, le ressort va se compresser, à peu près dans la même proportion que le défaut en question. Lorsqu'il se compresse, le ressort accumule de l'énergie. |
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| Si l'on utilise un ressort possédant
une course (un débattement) important et qu'on devait
lui laisser la responsabilité totale de la suspension du
véhicule, il restituerait l'énergie qu'il a absorbée
beaucoup plus rapidement qu'il ne l'a emmagasinée. Ce qui posera rapidement de gros problèmes, la moto se mettant à osciller presque indéfiniment de bas en haut et de haut en bas. Lorsque la chose se produit en courbe, la moto se met à "saucissonner", c'est à dire à bouger non seulement de haut en bas mais également de droite à gauche, comme une . de 1968, par exemple. Je ne citerais pas de marque, mais cela a peu d'importance, l'affaire se termine rarement comme on l'aurait souhaité. Si un jour vous vous reconvertissez dans la moto ancienne, sachez seulement que, lorsque le phénomène se produit, il ne faut surtout pas couper les gaz. |
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| Traitement des
ressorts : (Article réalisé grâce à Jean-Paul CORBIER) Fut un temps, et jusqu'il y a peu, les ressorts
étaient traités par galvanisation (zingage) pour
éviter qu'ils ne rouillent ou pas traités du tout (pour
les ressorts de soupape, par exemple). Le peu de connaissances dans ce domaine a amené grand nombre de constructeurs, parmi les plus prestigieux, à adopter, pour leurs moteurs à haut rendement, des ressorts "en épingle" (Ferrari, Norton, A.J.S. ...) ou par barre de torsion (Panhard, Motom) plutôt que des ressorts hélicoïdaux pour leurs ressorts de soupapes et d'autres à ressortir des tiroirs des solutions plus élaborées comme la distribution desmodromique (Mercedes, Ducati) qui ne sont plus d'aucune utilité de nos jours. Depuis, une solution bien plus fiable a été trouvée : Elle consiste dans le "grenaillage", c'est à dire à sabler les ressorts sous forte pression avec des projectiles minuscules. Cette solution a été découverte par hasard aux
U.S.A. lorsqu'un constructeur avait reçu des ressorts
rouillés et, ne voulant pas les monter tels quels, les
renvoya à son fournisseur. Ce dernier, pour
"effacer" les traces de rouilles, décida de
les sabler. |
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Les Amortisseurs :
| En raison de l'incapacité des ressorts
à assumer, seuls, une bonne "suspension" des
motos, on a rapidement utilisé des amortisseurs peu
après qu'on ait utilisé des ressorts. Le but de l'amortisseur est d'annuler le phénomène de "pompage" ou tout au moins de l'amoindrir. Les premiers amortisseurs étaient des amortisseurs à friction, constitués de :
Seul défaut de ce système : Il amortit le mouvement autant dans un sens que dans l'autre. |
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L'amortisseur hydraulique, tel qu'on le
connaît aujourd'hui, a été inventé plus tardivement
qu'on ne le croit généralement : vers 1960.
L'avantage de ce type d'amortisseur réside dans le fait qu'on est arrivé, grâce à des valves, à dissocier les trous par lesquels passent l'huile lorsque l'amortisseur est comprimé de ceux par lesquels elle passe lorsque l'amortisseur se détend. Ainsi, le coefficient d'amortissement ne sera pas le même en compression et en détente. |
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