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Chaque année, on retrouve la Herdtlé-Bruneau de 1904 a un
nouveau stade de sa restauration ou de sa reconstruction.
Rappelons que cette moto, dont il n'existe plus que quelques rares
exemplaires, était assez en avance sur son temps, avec un moteur
refroidi par eau, technique qui mettra quasiment 100 ans pour se
vulgariser.
Ici, pas de pompe à eau : L'eau, une fois chaude, monte dans le
radiateur où elle se refroidit. Ceci fait, elle redescend vers le
cylindre pour le refroidir. C'est le thermosiphon. Simple et efficace..
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Parmi les ancêtres, les "Moto-Rève" (Suisse :
1905-1935) ne sont pas très courantes.
Celle-ci est un des premiers modèles de la marque, bicylindre
semi-automatique, c'est à dire à soupape d'échappement latérale
commandée par un arbre à came et soupape d'admission se déplaçant en
fonction de l'aspiration dans le cylindre. Technique assez répandue à
l'époque.
Elles étaient pour leur grande qualité de réalisation. Suisses, tout
simplement.
Les moteurs "Moto-Rève" équipèrent d'autres marques. Y compris Husqvarna. |
Ce drôle d'engin, précurseur de nos scooters (un de
plus, direz-vous) a été conçu par le capitaine Smith-Clarke pour son
épouse. Notez que, en raison de sa destination, il est équipé d"une
suspension avant et d'une suspension arrière. Ce qui était plus rare.
Constatant la satisfaction de son épouse, bien que les premiers modèles
aient été démunis de selle (il se conduiisait donc debout), le capitaine
Smith-Clarke décida de mettre son engin en production. Ce dont se
chargea Booth Bros de Coventry, puis par Kenilworth Utility Motors,
de 1919 à 1924.
Dans un premier temps équipé d'un moteur de marque Norman de 142cm3 de
cylindrée, cette dernière fut ensuite portée à 170 cm3. |
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Après avoir conçu le trois cylindres qui permit à
Blériot d'effectuer la première traversée de la Manche (*), l'avenir
d'Alessandro Anzani était tracé. C'est ainsi qu'il réalisera, par la
suite, toutes sortes de moteurs, deux temps ou quatre temps, mono, bi,
tri ou muulti cylindres et aux applications diverses et variées :
Aviation, moto principalement, mais aussi automobile, tracteurs ou
tondeuses à gazon... A tel point qu'on en oublie généralement que Anzani
fut le premier pilote à se voir attribuer un titre de champion du monde
moto.
Parmi ces moteurs, on trouve de tout, du plus beau au plus laid. Celui
qui équipe cette New-Map 250 ATT fait incontestablement partie des
réussites esthétiques en la matière.(*) Au sujet du moteur Anzani qui
équipait le Blériot, rappelons que Anzani était employé d'Edmond Gentil,
détaché à l'usine Buchet. L'ingénieur en était alors Jean-Ambroise
Farcot dont les travaux, lorsqu'il quitta l'usine pour rejoindre
l'entreprise familiale, furent repris par Anzani pour la conception de
son trois cylindres. |
Parmi les chefs-d'oeuvre mécaniques, ceux qui nous font
rêver, figure certainement le 500cm3 bicylindre Peugeot à deux ACT.
Ce moteur, d'après ce que l'on sait, est largement inspiré de celui qui
équipa la voiture de même marque qui remporta les 500 miles
d'Indianapolis en 1913.
Face à ce succès, Peugeot en dériva un moteur destiné aux compétitions
moto, toujours en 1913, qui avait alors quelques dizaines d'années
d'avance par rapport à la concurrence... sur le papier, du moins,
puisque sa seule victoire fut le Grand Prix du Moto Club de France, à
Montargis, en 1914.
Après la première guerre mondiale, Peugeot construira un autre moteur,
cette fois-ci simple arbre entraîné par arbre vertical, qui connaîtra
plus de succès.Le moteur qui figure ici est une reconstruction
totale, non encore achevée, qui a au moins le mérite d'exister. |
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J'ai toujours été interpellé par l'esthétique pour le
moins inhabituelle du moteur Chaise qui équipe ici une Dollar (il
équipera bien d'autres marques), principalement par sa distribution qui
laisserait penser à une distribution par plateau.
En fait, il n'en est rien : l'arbre vertical abrite deux tiges standard
alors que le boîtier a au moins pour avantage de ne pas laisser les
culbuteurs à l'air libre, ce qui était une pratique courante à l'époque.
Le modernisme de ce bloc est encore renforcé par le fait qu'il s'agit
d'un "bloc moteur", incluant la boite de vitesse.Le chef d'oeuvre de
la maison Chaise restera certainement le 4 cylindres en "V" qui équipa
les Majestic et Dollar, produit peu de temps avant la fermeture de
l'usine, en 1939. |
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Que serai une (petite) galerie de moteur sans un
Rudge ?
Après avoir conçu une transmission très particulière (voir
ici) Rudge fera sa spécialité des
moteurs à 4 soupapes par cylindre, technique alors peu usitée, mais plus
particulièrement encore des moteurs à 4 soupapes radiales, technique qui
demande des trésors d'ingéniosité.
Raison pour laquelle, d'ailleurs, il n'y eut pas de Rudge à ACT, car il
est extrêmement compliqué de disposer des arbres à came au dessus de
soupapes radiales. A a connaissance, seuls, bien plus tard, Apfellbeck,
sur une base BMW et Honda maîtriseront la chose.
Ce qui n'empêcha pas ces moteurs, à la base conçus essentiellement pour
le tourisme sportif, d'être très performants en compétition. A tel point
que, lorsqu'il s'agit de constituer une écurie "moto", la Scuderia
Ferrari (la même que celle dont on parle tant aujourd'hui en Grand-Prix
F1) préféra les Rudge aux Norton.
Il s'agit ici d'un modèle à soupapes radiales à l'échappement et
parallèles l'admission. |
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Pour cet ancêtre Terrot 300cm3 "course" de
1904, on change
quelque peu de technologie, avec une soupape automatique à l'admission
et une latérale commandée pour l'échappement.
J'ai avant tout été attiré par l'esthétique, quelque peu alambiquée de
"la chose". Mais surtout, ce moteur nous permet d'imaginer comment
fonctionne ce genre de dispositif :
Sous la tubulure d'admission qui, partant du carburateur pour arriver,
après quelques contorsions, au sommet du cylindre, se trouve disposée,
verticalement, la soupape d'admission, maintenue en contact avec son
siège par un simple ressort au tarage relativement faible puisque la
soupape s'ouvre lorsque le piston aspire le mélange air/essence et se
referme lorsque celui-ci remonte. D'où le nom de ce type de soupape,
dite "automatique".
Diamétralement opposée, toujours verticalement, se situe la soupape
d'échappement. Celle-ci par, contre, est commandée par une came,
puisque, évacuant les gaz brûlés, elle s'ouvre lorsque le piston remonte
et se ferme lorsqu'il descend.
Rien que de très logique, finalement, lorsque l'on s'en tient à des
régimes de rotation très faibles. Que, de toutes manières, la
technologie d'ensemble n'aurait guère permis de dépasser.
La bougie se situe horizontalement entre les deux, puisque la "chambre
de combustion" se trouve alors décalée.
Remarquable, également, les commandes situées sur le tube supérieur du
cadre : Avance, essence et air... ce qui laisse supposer que les
"motards" de cette époque avaient une connaissance de la mécanique
quelque peu plus développée que nos contemporains, pour qui
l'électronique se charge de tout. Les manuels livrés avec la moto
décrivaient même comment changer une soupape, dans la mesure où
celles-ci nécessitaient une attention particulière. |
Avec cette "Motorette" du début du siècle (précédent),
si reconnaissable par son cylindre incliné à ailettes restant dans un
plan horizontal , on ne change pas de marque. Le modèle peut sembler
moins intéressant. Il s'agit pourtant d'un des tout premiers modèles
construits en grande série.
Ce qui m'a attiré, chez elle, c'est avant tout qu'elle semble "dans son
jus". Mais on observera également son immense guidon, sa suspension
avant et surtout celle arrière qui était, déjà à l'époque, oscillante,
comme celle de nos motos modernes.
Concernant le moteur, il s'agit d'un cylindre "borgne" (dont la culasse
est d'une pièce avec le cylindre) à soupapes latérales. Deux "opercules"
(appelés "cathédrales" lorsque, pour améliorer le refroidissement, ils
prennent une forme conique) au sommet du cylindre, bien visibles sur la photo, se dévissent afin de
mettre en place les soupapes. Ils présentent l'avantage de permettre
d'effectuer un rodage de soupape sans avoir à démonter quelqu'autre
élément.
Si mes recherches sont exactes, il s'agit ici d'une "Motorette n°3, 2
3/4 HP de 1924; "Motorette" désignant, chez Terrot, les modèles de
petite cylindrée, jusque dans les années '50. |
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Lorsque la marque Terrot diffuse des modèles "sport"
équipés de moteurs britanniques JAP, leurs cousines Magnat-Debon en
hériteront également.
Et, comme de coutume, de ces modèles "sport" furent dérivés des modèles
de compétition, soit par l'usine directement, soit par des amateurs.
Ce qui est le cas ici, puisque, d'origine, si le réservoir n'était pas
en aluminium et le cadre, s'il était bien "entre-tubes", ne disposait
que d'un seul tirant supérieur et non de deux (modification apportée en
vue d'améliorer la rigidité).
En fonction de la rareté de ces modèles, de nos jours, il n'y a aucune
chance pour que ces modifications ne soient pas d'époque. |
Sera immédiatement porté au bûcher le premier qui aura
l'outrecuidance de penser que cette rarissime Hellessen est négligemment
posée sur son cale-pied !!! Je suis bien placé pour le savoir : J'ai
failli y passer. En fait, les cale-pieds en question sont purement et
simplement prévus à cet effet.
Mais au fait, pourquoi "Hellessen", qui pourraient nous laisser penser à
la phonétisation de plusieurs associés ?
Dès 1898, les Ets.J.Louison, sis à Saint-Etienne, produisent des cycles
sous le même nom. A partir de 1925, ils ajoutent à cette production des
motocyclettes mues par des moteurs Suisses Moser en 175 et 250 cm3 ou
Zurcher en 350 cm3.
En 1926, J.Monnier succède à J.Louison à l atête de l'entreprise. C'est
alors qu'apparaît la marque "Hellessen", qui semble être l'acronyme de
L.S.N., lui même trigame de LouiSoN.
A partir de 1927, les motos portent indifféremment les noms de Hellessen,
Louison et L.S.N., alors que seuls les deux premiers ont été déposés.
Parmi les clients, on trouve la société des cycles Fonlupt qui
commercialise sous sa marque des Hellessen 175 et 250cm3 à moteur
Moser (4 temps) ou Royal-Moto (2 temps), tous deux dus à Jean Massadier.
En 1929, les mécaniques Zurcher et Moser sont abandonnées au profit de
moteurs JAP ou Blackburne.
En 1932, la production de motos est arrêtée et la firme ne produit plus
que des BMA motorisées par des Sachs allemands. Le 12 mars 1954, la
marque cesse toute activité.Le modèle présenté ici est une 350cm3 à
moteur Moser. Elle porte le n° A1-0001. |
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Cette Magnat-Debon qui nous éblouit de tous ses chromes
est en fin de restauration.
Il s'agit d'un modèle BOSS2, c'est à dire une Terrot HSSO qui a reçu à
Grenoble, dans l'ex usine Magant-Debon, tenue par Mme et M Gilbert
Apparcel, un Blackburne type CVA de 350cm3.
Le cadre est sorti de l'usine Dijonaise le 29 janvier 1929, et a été
immatriculé le 24 juine de la même année.
Elle a eu comme premier propriétaire M.André Joly, paysan à Vercoiran
dans la Drôme ("ch'suis qu'un pauvre paysan", qu'il disait).
Il s'agit donc d'un des premiers, sinon du premier modèle de ce type.
Notez le support-présentoir d' "usine" an nom de la marque gravé dans la
masse. |
Commencée en 1917 avec la fabrication sous licence des
motos ABC conçues par Granville Bradshaw, l'aventure motocycliste de
Gnome et Rhône se poursuivit à partir de 1921 par une production
entièrement originale, qui acquirent une excellente réputation non
usurpée de fiabilité, liée aux origines de la marque, spécialisée
précédemment dans l'aviation.
On peut être surpris de voir ce type de moto (500 V2) en version "solo".
Pourtant, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette 500 V2 y
est parfaitement adaptée puisque n'accusant pas plus de 150kg sur la
balance.
Le cadre, en tôle emboutie, de cette moto nécessite, on s'en doute,
d'énormes machines d'emboutissage. Ils équiperont toute une gamme de
motos de la 250 à la 750 qui se distinguaient également par leurs
moteurs monoblocs. |
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Il était fier, ce motard en train de tendre son blouson
à son épouse, afin que l'on puisse admirer sa carrure à l'image de sa
Motoconfort 500 "Superculasse" de 1939.
Nom issu, comme l'on s'en doute, des proportions pour le moins
inhabituelles de la culasse de ces modèles de la série "S".
Chez sa cousine Motobécane, la décoration était due à Georges Hamel (Géo
Ham). |
N'est-elle pas magnifique, dans ses couleurs
bleu-blanc-rouge, cette 125 Motobécane RAI ?
Développée par Charles Marandet pour Motobécane, elle ne fut construite
qu'à 21 exemplaires seulement à la demande de Motobécane et était
destinés aux pilotes privés désireux de s'aligner en compétition.
La fourche était développée en collaboration avec Koni et le cadre
construit dans son atelier par Yves Kerlo.
Son moteur, amélioré par les soins de Charles Marandet, développait à
l'origine 25 chevaux. Puissance sommes toutes honorable mais
insuffisante pour contrer les moteurs "à eau" qui commençaient à faire
leur apparition dans cette cylindrée. Certaines RAI furent modifiées
dans ce sens, aussi, celle-ci doit-elle être très rare dans cet état. |
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CMR.... Centre de Montage et de Récupération. Le nom de
cette moto résume à lui seul son origine : un atelier qui, après la
seconde guerre mondiale, assemblera des motos à partir des stocks
restants laissés par l'occupant.
Peu, en fait, furent produites. Par contre, certaines, déjà à l'époque,
furent grevées "course" équipées au besoin de moteurs spéciaux. La
passion étant ce qu'elle est, les motards composaient alors souvent avec
ce qu'ils trouvaient. |
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D'origine BMW, par contre, le modèle R12 équipa en nombre
les troupes des envahisseurs.
Dans sa version plus pacifique, elle retrouve tout son attrait.
De même que la Gnome et Rhône ci-dessus, elle est basée sur un cadre en
tôle emboutie (BMW disposait également d'importants moyens de
production) mais surtout d'une fourche télescopique. Elle fut, en cela,
un précurseur en la matière. |
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On voit finalement peu de Saroléa dans les rencontres
d'anciennes.
Celle-ci, de la série "S" se distingue par sa culasse aux soupapes
entièrement encloses, un des deniers de la série des culbutés de la
marque d'outre-quiéverain..
Il est d'ailleurs assez étonnant de constater que Saroléa ait mis autant
de temps à se décider à lubrifier les queues de soupapes sur alors que
la lubrification en était par ailleurs extrêmement élaborée et soignée.
On notera le frein avant à double cames. Il fallait bien cela pour
freiner cette version attelée. |
De la production Gillet d'Herstal, on se rappelle
généralement les monocylindres culbutés, de fort bonne facture.
Egalement des fameux deux temps type "Tour du Monde" à distributeur
rotatif qui firent beaucoup pour la réputation de la marque.
Cette bi-cylindres deux temps fait alors partie des curiosités. Née vers
1932 en 600 cm3 afin de produire un cyclecar à des tarifs comparables à
ceux d'une moto de forte cylindrée qui ne verra jamais le jour, il sera
exhumé lorsqu'il s'agira de fournir une moto aux armées, avec un moteur
porté à 710 cm3, puis 720cm3.
On observera le grand volant moteur caché sous un carter, destiné à
apporter une meilleure régularité cyclique qui, par conception, n'est
pas el point fort naturel de ce moteur.
Confrontée à des problèmes de serrages que les ingénieurs de Amal et
Mobiloil par leur savoir, tenteront de contrer. Pourtant les firmes
rivales sauront attirer l'attention des militaires et ce modèle ne fut
produit qu'un peu d'exemplaires. |
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Elle étonne toujours, cette Motosacoche bicylindre 1100
OHV (pour "Over Head Camshaft, c'est à dire : culbutée) par sa rareté
mais aussi par la configuration particulière des ses câbles de commande.
Avant de crier au sacrilège, il faut savoir que ceux-ci ont pour but de
permettre de reporter la totalité des commandes (frein, accélérateur,
embrayage, mais aussi vitesses et frein arrière) au guidon, car son
pilote a perdu l'usage de ses jambes.
Ce qui apporte tout de suite une autre vision des choses. Un seul mot :
Chapeau. |
Cet autre attelage nous vient de l'Est, de l'autre côté
de l'ex "rideau de fer". Raison pour laquelle, probablement, ce modèle
est peu connu sous nos cieux.
Mu par un bicylindre de 500 cm3 culbuté, il s'agit d'une Jawa (1953).
Car la firme Tchèque ne se contenta pas, contrairement à ce que l'on
pense généralement, de fabriquer des monocylindres ou bicylindres
utilitaires. Celle-ci, à tendance sportive, en atteste largement. Encore
faut-il savoir que des bicylindres à arbre à cames en tête, à
destination routière ont également existé chez Jawa.
Outre le side-car, sa partie cycle ne semble pas d'origine. |
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Cette moto, venue également de l'Est, par son frêle
aspect, à la mécanique simple, voir simpliste (en apparence), peut nous
paraître assez anodine.
Pourtant, c'est par elle qu'a commencé, grâce à Walter Kaaden, qui en
était le concepteur, l'aventure du deux temps moderne, par la mise au
point du système d'alimentation par balayage et des pots de détente.
Comme on le sait, un des pilotes de son écurie, Ernst Degner, émigrera
sous les cieux du Soleil Levant, avec ses secrets comme unique bagage.
Reste que le logo "IFA" sur le réservoir et celui "MZ" sur le moteur
m'intriguaient. En fait, après guerre, les locaux de DKW ayant été
rasées, le groupement d'état IFA fut chargé de faire renaître l'usine de
ses cendres. MZ étant la marque commerciale. |
L'Espagne sous le régime franquiste étant un pays dont
les habitants avaient un faible pouvoir d'achat, nombre d'usines, à
commencer par Bultaco, Ossa et Montesa, ont concouru au développement de
la moto dans leur pays grâce à des motos de conception simple et à
destination utilitaire.
Conception simple étant souvent synonyme de simplicité de l'amélioration
des performances, nombre d'entre elles furent alors transformées pour la
compétition. Souvent avec des résultats étonnants.
Raison pour laquelle trouver des exemplaires tels que cette 125 Montesa
dans un état proche de l'origine devient de plus en plus rare. |
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De la production Aermacchi, on connaît principalement
les monocylindres horizontaux, déclinés en plusieurs cylindrées ainsi
que les petites motos de 125cm3.
Sous l'impulsion de la mode du scooter, la firme italienne ne se
cantonna pourtant pas dans ce seul domaine et produisit également
ce "Rolller", de 125cm3, quelque peu hybride entre la moto et le "vrai"
scooter.
Sans grand succès, apparemment, si l'on en croit sa rareté. |
Personnellement, je connaissais de FB-Mondial (FB pour
Fratelli Boselli, les fondateurs) les 125 "double arbre" qui ont établi
la réputation de la marque de Piacenza, ainsi que les splendides 50 cm3
deux temps qui ont du faire rêver tous les "ados" de ma génération (il y
a pas mal de temps, donc...) mais j'ignorais qu'elle avait également
produit des 4 temps de moyenne cylindrée, déclinés en 200 et 250cm3.
Contrairement aux apparences, le moteur n'est pas, sur cette moto, un
double ACT.
Pour l'anecdote, il faut savoir que est un concentré d'une grande partie
de l'histoire de la moto de compétition en Italie, puisque le concepteur
de la fameuse "double arbre" n'est autre que Fabio Taglioni qui écrira
ensuite les premières pages à la gloire de Ducati et que, à la fermeture
de l'usine, Giuseppe Pattoni racheta les stocks pour fonder, en
association avec Lino Tonti, la "Paton". |
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L'histoire de Fabio Taglioni commence en 1958 avec la
marque Italemmezetta qui utilisait des moteurs MZ dans une partie cycle
spécifique à tendance sportive.
Marque qui deviendra "Italjet" en 1966, lorsque Taglioni passera à une
autre motorisation.
Taglion, qui demeure un des rares "designer" dans l'histoire de la moto,
a ainsi habillé toutes sortes de motorisations, de la 125 (y compris
japonaise avec Yamaha) à la 650 comme cette "Griffon" sur base Triumph
Bonneville. Outre l'habillage, les cadres étaient également spécifiques
- et probablement supérieurs aux modèles d'origine - comme en témoigne,
ici, le cadre double berceau, la fourche Marzocchi et l'imposant frein
avant double cames. |
Le "servicar" fait partie des objets qui n'ont jamais
été diffusés en Europe mais connurent un succès important aux USA,
principalement auprès des administrations.
Il a en commun avec le side-car de présenter simultanément tous les
inconvénients de la moto, en exposant son pilote aux intempéries, et de
l'automobile, par son encombrement.
Par rapport au side, il offre une meilleure stabilité grâce à sa
symétrie mais présente l'inconvénient de n'accepter qu'une seule
personne à bord : le conducteur. D'où son utilisation par les
administrations (police, poste) ou les commerçants (livreurs de lait, de
journaux) pour qui le volume de chargement présente un gros avantage.
Quant à l'encombrement, aux USA, ce n'est pas un problème. |
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A la base, ces Harley utilisent le même moteur à
soupape latérales que la précédente.
Quelque peu "améliorés" dans le cas présent. Ils étaient plusieurs, avec
des "WR" originales ou dérivés de "WL" à venir nous impressionner de
leurs prestations, avec ces engins qui, inspirés de ceux de "flat-track",
ne sont pas vraiment, à l'origine, conçus pour nos circuits
tournicotants.
Vous noterez que, pour la plupart, les pneus s'éloignent assez nettement
de ceux qui équipaient ces motos à l'origine. |
La concurrence était également présente, avec cette
Indian conçue pour les mêmes objectifs.
Son propriétaire, qui connaît sa mécanique comme sa poche - il était en
train de la réparer pour la session suivante - nous a raconté comment,
en bout de ligne droite, il avait doublé une Velocette qui devait,
maintenant, être enterrée dans les bois aux alentours du circuit de
Dijon.
Pourquoi, "en bout de ligne droite", penserez-vous, alors que les
moteurs "latéraux" sont réputés pour leur souplesse. Il semblerait, aux
dires de son pilote que, préparés à un certain niveau, ces moteurs se
comportent en fait, comme des deux temps....
Vous noterez sur cette Indian, le levier de vitesse étrangement
positionné, ainsi que la pédale d'embrayage qui doit, pour le moins,
manquer quelque peu de progressivité. |
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Se démarquent esthétiquement des traditionnels modèles
"entre-tubes", cette BSA "Round-Tank" de 1924 équipé d'un monocylindre
250cm3 a soupapes latérales est le modèle économique par excellence.
Sa boite de vitesses comportait uniquement deux rapports et
contrairement aux apparences, la moto, pour se conformer à la
législation en vigueur, est équipé de deux freins : L'un commandé par un
levier au guidon et l'autre par une pédale. Mais les deux agissent sur
la roue arrière.
Etrange solution ? En fait, BSA pensait ainsi mieux répondre aux
attentes des nouveaux motocyclistes, cible privilégiée, qui redoutaient
le blocage d'un éventuel frein avant.
Avec le recul, on peu se dire que, avec le peu d'efficacité des freins
de l'époque, on ne voit pas trop comment un frein avant aurait pu se
bloquer.
Quoi qu'il en soit, l'esthétique si particulière de cette BSA et son
état d'origine m'ont particulièrement séduit. |
Cotton est une marque britannique apparue en 1919,
située à Gloucester. Entre les deux guerres, Cotton se distingua par
l'adoption d'un cadre, dessiné par Francis Willoughby Cotton, dont
"l'épine dorsale" était constituée, comme le modèle représenté ici, par
quatre tubes rejoignant la colonne de direction à la roue arrière, en
ligne directe, qui en assuraient la rigidité. Les autres tubes
constituant la partie cycle n'étant là que pour fixer le moteur et les
accessoires.
Les premiers modèles étaient équipés de moteurs Villiers deux temps,
puis, à partir de 1923, de quatre temps 250 et 350cm3 (JAP et Blackburne).
La marque connut la gloire cette même année lorsque, aux mains de
Stanley Woods, elle remporta le "Tourist-Trophy" en catégorie
Lightweight. Elle y enregistra deux secondes places en 1924 et 1925 pour
effectuer un véritable hold-up en 1926, en remportant mes 3 premières
places dans la même catégorie.
C'est en 1931 que Cotton adopta des 250 Rudge-Python comme celui
représenté ici.
A partir de 1950 la firme se tourna essentiellement vers le trial, avec
cependant l'apparition en 1979 d'une Cotton-EMC de compétition sur route
utilisant un 250 Rotax. |
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Même si l'on finit par y être habitués, on ne peut
manquer de s'arrêter devant une Scott "Flying Squirrel", que certains
considèrent comme l'ancêtre de la Yamaha RDLC.
En fait, les premiers modèles de la firme du Yorkshire, apparus en 1901,
s'ils étaient bien des bicylindres, étaient refroidis par air et
installés en avant de la colonne de direction, retransmettant la
puissance à la roue avant via une courroie.
C'est en 1908 qu'apparut pour la première fois le refroidissement
liquide, qui était alors réservé aux seules culasses. Le moteur était
déjà installé dans cet étrange cadre constitué de quatre tubes
rejoignant la colonne de direction au moteur pour la partie frontale.
Dessin qui perdurera jusque dans les années '60.
Les moteurs entièrement refroidis par eau apparaissent en 1912 et
permettront, en 1913, de remporter le Tourist-Trophy. Le réservoir,
alors; ressemblait à un tonneau installé entre les jambes du pilote....
L'écosse, c'est le pays du Whisky, non ? |
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