Autres types de moteurs :
Inventions et élucubrations
De tous temps, on a essayé de trouver des alternatives soit aux carburants couramment utilisés, soit aux moteurs à pistons. Qui, il est vrai, présentent nombre d'inconvénients.
Encore faut-il que les solutions de remplacement présentent des avantages. Ce qui, à ce jour, a rarement été le cas. La plupart des solutions présentées ci-dessous (qui ne concernent pas que la moto) étant, depuis, tombées dans l'oubli.
Les moteurs à vapeur |
| Les moteurs "à combustion
interne", quatre temps ou deux temps tels qu'on les
connaît n'ont pas étés les premiers à équiper des
motos ou des voitures. Dès 1687, le père Ferdinand Verbiest, missionnaire en Chine qui avait acquis la confiance de l'Empereur, réalisa une maquette de chariot de type "à éolipyle", dont la vapeur est utilisée pour faire tourner une roue à aube. Pour n'être qu'une maquette, le dit chariot n'en était pas moins opérationnel, ce qui en fait un réel précurseur de l'automobile.
Par la suite, la vapeur conservera un moment la faveur des chercheurs : premiers véhicules fonctionneront avec des moteurs de ce type, comme, par exemple : - La Perreaux Française en 1868 (ou 1871 ?) - La Roper Américaine, en 1869 - La Coppeland Américaine de 1884 - la Hildebrand de 1891. L'utilisation de la vapeur a toujours posé des problèmes d'encombrement tant sur les motos que sur les voitures, raison pour laquelle ce procédé a progressivement été abandonné au profit du pétrole. |
Les moteurs à gaz |
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Par ailleurs, le premier moteur à combustion interne (plus communément et improprement appelé "à explosion") de Etienne Lenoir, breveté en 1860, ne fonctionnait pas avec des dérivés du pétrole mais avec du gaz. Technologie qui sera reprise plus tard, au cours de la seconde guerre mondiale, avec le système à "Gazogéne" qui, globalement, consiste à utiliser le gaz résultant de la combustion du bois. (on a vu plus simple) et plus récemment avec le "GPL", c'est à dire le "Gaz de Pétrole Liquéfié". Si on n'a pas encore vu de GPL sur une moto, on a cependant vu des gazogènes sur des side-cars et même sur des motos solos (comme sur la Gnôme et Rhône "D5" ci-dessous), malgré l'encombrement non négligeable du dispositif.
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Le diesel |
| Dans le style carburant bizarre, on a
aussi utilisé le pétrole, le même que celui qu'Aladin
mettait dans sa lampe (d'où le nom mazout,
probablement). Une fois que l'on met ce carburant dans le
réservoir d'un véhicule, on appelle ça du diesel. Tous
les motards connaissent : à moins d'être équipé
d'un masque à gaz, les véhicules ainsi équipés ne
peuvent être approchés à moins de 500 mètres sous
peine d'asphyxie. J'ai développé par ailleurs un chapitre particulier consacré au moteur "diesel", que vous trouverez Quelques motos ont été équipées de moteurs diesel :
Nuance d'importance qui nous le rendra certainement plus sympathique : Le Lohmann, s'il fonctionne sur le principe du Diesel, ne consomme pas du Gasoil tout bête, mais du kérosène, le même carburant qu'un Boeing 747 ! |
Un moteur hybride |
| Pendant la seconde guerre mondiale et
juste après celle-ci l'essence était contingentée :
c'est à dire que, pour pouvoir en acheter, il fallait
être en possession de "bons de rationnement".
Il en était de même pour le beurre, la viande, le pain
... Ce qui donna lieu au marché noir. Ce n'est pas le
sujet qui nous préoccupe, mais cela permet de mieux
appréhender à quel point l'essence était une denrée
rare. Il existait alors plusieurs solutions : Se procurer des bons de rationnement, ne pas rouler ou ... être astucieux. Dans le dernier cas de figure, on a évoqué ci-dessus l'utilisation du gazogène. Il a existé une alternative bien moins répandue. Mais aussi astucieuse et à la réalisation incomparablement plus simple : C'est Stéphane Rabany qui nous fait part de l'existence de cette solution. Il nous dit, en substance : "J'ai retrouvé en Poitou une moto (100cc
2tps SACHS que les allemands ont abandonnée en partant)
que mon oncle faisait fonctionner au Gas-Oil.
Le mazout (ou gas-oil, comme vous préférez) ayant un taux de combustion plus faible que l'essence, il a besoin d'une température plus élevée (ou d'un taux de compression plus important, ce qui revient au même) pour s'enflammer. Phénomène plus particulièrement sensible au moment du démarrage. D'où la présence d'une bougie de préchauffage sur les moteurs diesel. L'idée est ici, en raison de la pénurie d'essence,
de faire fonctionner un moteur classique avec du
"pétrole lourd". Sa réalisation est simple.
Encore fallait il y penser. : |
Au fait, les Shadocks, ils pompaient de l'eau, ou du beaujolais ? |
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| Dans le style élucubrations en tous
genres, un ingénieur français a récemment proposé un
moteur fonctionnant à l'eau, partant probablement du
principe que dans l'eau, il y a de l'hydrogène. Si ce
n'est que vous pouvez toujours essayer de produire de
l'énergie atomique à partir de l'eau : vous
n'êtes pas encore rendus. La chose n'a par ailleurs rien
de révolutionnaire : une machine à vapeur fonctionne
bien avec de l'eau !
Bien avant, au début du siècle précédent, alors que le moteur à combustion interne en était à ses balbutiements, certains, comme Clerget et Vernet, utilisèrent également l'eau comme additif à divers carburants. Le principe, d'après le brevet déposé en 1901 (n°308.376) était la "décomposition de l'eau en oxygène et hydrogène avec de l'huile lourde en présence des éléments de fractionnement des combustibles composés". Sur le moteur ci-joint, premier "Diesel" réalisé en France, à triple injection essence / eau / nitrate de méthyle, on pouvait observer un gain substantiel de la puissance par l'injection d'eau sous l'effet de la régulation du pouvoir détonnant des divers carburants. Vous en apprendrez plus sur le sujet (et sur bien d'autres, tout aussi intéressants), sous la plume de Gérard Hartmann, sur cette page : http://www.hydroretro.net/etudegh |
Qu'on utilise du pétrole de l'alcool (de betterave ou de canne à sucre) ou de l'eau, le principe du moteur reste quasiment le même, avec un piston qui monte et descend dans un cylindre.
Ce qui, en dehors du fait que l'on est limité en régime par la vitesse de déplacement du piston pour des raisons de résistance des matériaux, représente une absence de logique totale, puisque l'on doit convertir un mouvement alternatif (un piston qui monte et redescend dans un cylindre) en mouvement continu et rotatif (un embiellage), par l'intermédiaire d'une bielle et du vilebrequin.
Il était logique que l'on s'oriente vers des configurations de moteurs ayant un mouvement rotatif à l'origine.
Les moteurs électriques |
| Parmi les moteurs rotatifs, le premier à avoir été
utilisé fut le moteur électrique, dont était équipée
une des premières voitures ayant battu un record de
vitesse : La Jeanteaud de 1899 roulait déjà à 98
km/h.
Pour des raisons d'encombrement et de poids des batteries nécessaires au fonctionnement de ce type de moteur, cette technologie a rapidement été écartée. Puis, avec le développement des ordinateurs et des téléphones portables, les accumulateurs ont vu leur volume diminuer alors que leur capacité s'accroissait. On en a alors profité - prônant des principes écologiques - pour remettre le moteur électrique à la mode sur des voitures, des scooters ou des vélos. Considérant le prix de vente de ces véhicules et leur rayon d'action, généralement limité à 50 kilomètres, leur succès n'est pas encore définitivement établi. On a pu entendre, au sujet de l'énergie atomique que, si l'on
équipait la majeure partie du parc auto et moto français de la sorte, il
faudrait, pour les alimenter, construire deux centrales nucléaires. |
La turbine |
| Ce type de moteur a un des fonctionnements les plus
logiques qui existent, puisqu'il utilise un mouvement
rotatif. Il présente des avantages tels que la
fiabilité (il équipe aujourd'hui, entre autres, la
totalité des hélicoptères, qui ne peuvent se permettre
de défaillances mécaniques) ou la particularité de ne
pas connaître de baisse de couple en fonction de la
charge. Il est d'ailleurs étonnant, à ce sujet, que ce
type de moteur n'ait pas été adapté aux camions. Les constructeurs automobiles s'y intéressèrent pendant une vingtaine d'années, mais elle ne fut jamais adaptée à la moto, pour des raisons d'encombrement. L'une des premières voitures à avoir adopté une
turbine est française (précédée de peu par l'anglais
Rover, en 1950) : La Socema-Grégoire de 1952, dotée
d'une turbine Turboméca de 100 chevaux, suffisamment
compacte pour être logée dans un coupé aux proportions
normales. Elle n'a cependant existé qu'à l'état de
prototype.
Par la suite, de nombreux constructeurs, parmi les
mieux établis, s'intéressèrent à ce mode de
propulsion : Général Motors, Fiat, Chrysler, Austin,
Renault, Ford.
La turbine ne connut d'application pratique que dans le domaine de la compétition : Rover à châssis B.R.M. dans un premier temps (en endurance), puis essentiellement aux U.S.A. : Howmet (toujours en endurance), puis Paxton-Turbocar, qui faillit créer la surprise en restant longtemps en tête des 500 Miles d'Indianapolis à la fin des années '60 et enfin Lotus, pour le compte du pétrolier américain S.T.P., encore en vue d'Indianapolis. La voiture fut ensuite utilisée en Formule 1, mais était tout à fait inadaptée à ce genre d'exercice. Mais, si elle avait des qualités, la turbine avait également des défauts : En premier lieu, elle n'a aucun frein moteur, ce qui est très troublant pour l'utilisateur standard (par ailleurs, les systèmes de freinage n'étaient pas, à cette époque, aussi performants qu'aujourd'hui), mais surtout, sa consommation en carburant était énorme. A la suite de la deuxième grande crise du pétrole, tous les essais en vue de l'adaptation de la turbine à l'automobile furent abandonnés... Mais comme toute invention est ressortie
- souvent - de ses tiroirs poussiéreux, on en
a vu au début de l'année 2000 une application à la
moto. |
La fusée : Ils ont osé |
| Depuis quelques temps, les fusées ont été
utilisées sur des véhicules à quatre roues pour
participer à des épreuves d'accélération
("dragsters") ou pour battre des records de
vitesses. Ces véhicules, dans leur conception même,
sont plus proches de l'avion que de la voiture. La
preuve ? Le premier pilote à avoir dépassé la
vitesse du son (un peu plus de 1.000 km/h, selon
l'altitude et la pression atmosphérique) est un pilote
d'avion et non un pilote automobile. L'idée, pourtant, n'est pas si nouvelle qu'il y parait : Au début du siècle, le très sérieux constructeur allemand Opel a utilisé des fusées (à poudre, à cette époque) pour propulser une voiture de record. Celle-ci ressemblait d'ailleurs à un obus. Plus étonnant encore : Ce mode de propulsion a
été employé pour propulser un ... vélo. Du moins, le
prototype en a existé : Conçu par un certain
Pierre Noubel en 1951 et présenté au concours Lépine,
la roue arrière du vélo entraînait une pompe injectant
le kérosène dans le statoréacteur. C'est probablement
l'engin le plus rapide pour aller d'un feu rouge ...
directement au cimetière !
Plus tard, l' "Aeromarine
Company" de Vandalia a étudié (conçu ?), à
une époque indéterminée, une moto répondant au doux
nom de "Simplex - Servi Cycle", mue
par un moteur à réaction. L'engin est dans la parfaite
continuité du précédent, si l'on en juge par le
sérieux de la partie cycle (voir le diamètre du frein
avant) par rapport à la puissance supposée du
propulseur.
Plus récemment, on a pu voir des "farfelus" (courageux !) installer des fusées sur des mobylettes et autres scooters. Du moins, les engins en question en ont l'apparence, mais n'ont plus grand rapport avec la machine d'origine. Ce qui est plus rassurant, c'est que ces derniers ont été conçus comme "engins de salon" ou, au pire, pour des courses en ligne droite. |
Le drôle de moteur de Monsieur De Costa. |
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| C'est un internaute canadien, Pierre
Demarle, qui m'a fait part d'une invention d'un
certain "De Costa", français de son
état, qui combine, en quelques sortes, les avantages du
deux temps et du quatre temps. Bien que ce moteur n'ait jamais dépassé le stade du prototype (fonctionnel), il n'en mérite pas moins le détour. Pour comprendre le fonctionnement du "De
Costa", il faut savoir comment fonctionne un
"vertical-twin", dans la plus pure tradition de
la mécanique britannique. Un Triumph Bonneville ou un
Norton Commando, par exemple.
On constate en premier lieu que les
deux pistons se déplacent simultanément (d'où
l'appellation "parallel-twin") , et non
alternativement : C'est "simple comme bonjour" et présente l'avantage d'offrir une bonne régularité cyclique, puisqu'on obtient un allumage à chaque tour de moteur. Grand progrès par rapport à un monocylindre qui lui, n'en offre qu'un tous les deux tours ... et qui, lorsqu'un cylindre est déficient, ne fonctionne plus (signé : La Palisse). Mais il n'y a pas que des avantages : En premier lieu, ce genre de moteur vibre autant, sinon plus, qu'un monocylindre. Par ailleurs, il engendre de fortes contraintes dans le bas moteur puisque, lorsque les deux pistons descendent simultanément ils génèrent une forte pression dans le carter. Pression qui, normalement, est évacuée par un reniflard. Lorsque celui-ci est un tant soit peu bouché, on peut alors observer les fameuses fuites d'huile sans lesquelles une (moto) anglaise n'en serait pas une. Ce qui amena les japonais - Honda particulièrement, avec la lignée des 305, 450, 350 - à développer des bicylindres 4 temps dont les pistons se déplacent alternativement. Solution résolvant pas mal de problèmes, mais offrant une moins bonne régularité cyclique et une sonorité particulière, puisqu'on obtenait deux explosions en un demi-tour de moteur, puis plus rien pendant un tour et demi. Monsieur De Costa, lui, au lieu de dénaturer la belle régularité de fonctionnement d'un "vertical-twin", songea à détourner un de ses inconvénients en avantage.
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Le moteur B.S.A. Toroïdal |
| La firme B.S.A. ne passe généralement
pas pour être un précurseur. C'est pourtant dès 1938
qu'elle commence l'étude d'un moteur 2 temps toroïdal
(ou radial) destiné à équiper des cyclomoteurs. L'idée de base était de concevoir un moteur fonctionnant selon un mouvement rotatif plutôt qu'alternatif. Ceci bien avant le "Wankel" et la "Quasiturbine" (voir ci-dessous). Le moteur tel qu'on le connaît avait une cylindrée totale de 34 cm3. La "tore" était composée d'un cylindre circulaire divisée en deux parties symétriques disposées à 180° dans lesquelles se déplacent deux pistons courbes. Le mouvement étant transmis par un système de bielles et d'engrenages à un axe central co-axial au cylindre.
Il semble bien que ce moteur ait effectivement
fonctionné. Malgré les apparences, le moteur n'était pas aussi complexe qu'il y parait. Ce n'est donc pas pour cette raison que son étude a été abandonnée, mais plutôt en raison des difficultés d'usinage du cylindre et des pistons. L'histoire étant un éternel recommencement, une société américaine,
Rotoblock, a remis cette technique au goût du jour et commercialise (ou
tente de commercialiser) des moteurs basés sur ce même principe. |
Le moteur wankel. |
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| Il a l'avantage, comme la turbine, de
fonctionner selon un mouvement rotatif. Il est d'ailleurs
généralement connu sous ce nom.
C'est dès 1950 que Félix Wankel commença ses essais dans le domaine du moteur à piston rotatif. Ne pouvant en assumer, seul, le développement il vendit vers 1965 ses brevets au constructeur allemand N.S.U. qui après avoir produit quelques prototypes à base mono rotor, lança ensuite la fameuse Ro 80, en 1967. Bien que les qualités de cette voiture aient été unanimement reconnues, sa mévente entraîna la faillite de N.S.U. qui fut alors racheté par le groupe Volkswagen. Le français Citroën, probablement pour perpétrer son image de constructeur révolutionnaire, construisit également des prototypes à moteur Wankel, vendus à quelques clients privilégiés. Après avoir lancé une présérie de "GS-Birotor", Citroën ne poursuivit pas l'expérience dans le domaine de l'automobile. Ces moteurs équipèrent, par la suite des hélicoptères. Sans plus de succès. Même le très sérieux Mercedes fabriqua un extraordinaire prototype C-111 à trois rotors qui n'eût aucun débouché. (Le C-111, pas Mercedes). Seul le japonais Mazda continua suffisamment le
développement de ces moteurs pour amener ses voitures,
particulièrement le modèle RX-7, en tête de plusieurs
championnats américains de voitures dérivées de la
série. Par la suite, un de ses prototypes remporta même
le classement général des 24 heures du Mans, course
peut-être encore plus renommée au Japon qu'en Europe.
Mais en 1980, tous les autres constructeurs avaient depuis longtemps abandonné le moteur rotatif. Le moteur à piston rotatif possédait de nombreux avantages, dont celui d'un encombrement faible à cylindrée égale, d'une grande simplicité (théorique) de fabrication, de connaître 3 explosions par tour de piston (au lieu d'une tous les 2 tours pour un quatre temps) c'est à dire qu'on envisageait de pouvoir en obtenir un rendement extraordinaire, et plus encore, il est quasiment insensible aux surrégimes. Pourquoi, alors, n'a-t-il pas connu plus de succès ? En premier lieu, parce que les instances sportives, effrayées par ses possibilités, lui attribuèrent une équivalence de cylindrée qui le désavantagea d'emblée par rapport à ses concurrents. Au début de son développement, les ingénieurs buttèrent sur d'énormes problèmes d'étanchéité des chambres de combustion et de résistance des segments. Certains, d'ailleurs, en arrêtèrent tout développement. Par ailleurs, le rendement tant espéré ne fut jamais réellement atteint. Mais le coup de grâce fut donné en raison de la grande consommation de carburant de ce type de moteur, qui ne lui permet quasiment plus, de nos jours, de répondre aux normes antipollution en vigueur. Pour en savoir plus sur Wankel : |
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Le "moteur en losange". |
Lorsque j'ai
découvert, il y a quelques temps déjà, le moteur que Gilles
Saint-Hilaire a baptisé la Quasiturbine, dont le
schéma figure ci-joint, j'ai été enthousiasmé par cette invention.Depuis, elle a fait son bonhomme de chemin et a trouvé de nombreuses applications commerciales. Le principe de la Qasiturbine a été établi après étude des avantages et inconvénients d'une trentaine de moteurs différents. Les conclusions tendaient vers un moteur équipé d'une seule turbine dans un seul plan. Pour cela, il était nécessaire que les éléments soient reliés les uns aux autres dans une configuration similaire à une chaine. Le stator dans lequel tourne cette turbine est un quasi-ovale dont la forme complexe est calculée par ordinateur. Chaque section du rotor se rapproche et s'éloigne de la surface du stator comprimant et détendant les chambres à la manière des temps d'un moteur à piston alternatif. Mais, alors que ce dernier produit un temps moteur toutes les deux révolutions, la Quasiturbine en produit 4 pour une seule révolution, procurant ainsi une augmentation naturelle du couple moteur. Par ailleurs, contrairement au moteur "Wankel", le centre du rotor reste toujours fixe. Vous trouverez tous les renseignements complémentaires au sujet de la Quasiturbine sur le site http://quasiturbine.promci.qc.ca/ ou sa version anglaise http://quasiturbine.promci.qc.ca/ETheoryQTConcept.htm |
Un moteur à 6 temps. |
Les
échanges sur le "net" réservent parfois d'étranges surprises. J'ai reçu
il y a quelques temps déjà un e-mail en provenance de Pascal Hapham qui
m'incitait à aller voir sur un forum le moteur qu'il avait inventé,
conçu et réalisé.Pas de mauvaises surprises, cette fois : Les brevets ont bien été déposés. J'ai mis quelques temps à comprendre comment ce moteur
fonctionnait grâce, entre autres à la photo de gauche afin de pouvoir en
réaliser une animation (ci-contre, à droite).
Ce moteur permet comme le Wankel de se dispenser de transformer un
mouvement alternatif en mouvement rotatif, ce qui est coûteux en terme
d'énergie et de permettre une meilleure combustion des gaz, limitant
ainsi la consommation. |
Moteur à piston pivotant. |
Je
n'ai pas encore compris toutes les finesses de ce type de moteur, si ce
n'est qu'il présente des caractéristiques de compacité permettant son
installation sur une moto. C'est pourquoi je ne le mentionne qu'à titre
d'information.Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la société "Pivotal" http://www.pivotalengine.com/index.html N'hésitez pas, c'est très bien documenté. |