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ASI - Motoshow 2009 |
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(NB :Toutes les photos de cette pages peuvent être agrandies par un simple "clic")
| Les amateurs de BMW s'étaient également déplacés en
force, avec notamment cette R47 de 1927. Vous noterez le frein avant "légèrement" plus gros que celui d'origine. Ce n'est pas la seule modification apportée à cette machine puisqu'elle est équipée de deux carburateurs (un seul d'origine). Ceci pour les éléments visibles, car cette moto n'était pas là pour la figuration. |
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Je dois bien avouer que je ne suis pas arrivé à
identifier cet autre modèle de la firme bavaroise. Équipée de culasses
qui font songer à une "latérale", elle pourtant culbutée et suralimentée
par un compresseur volumétrique et date probablement de la fin des
années '20. Elle se distinguait d'ailleurs par une vitesse de pointe. Sans parler de ses accélérations qui nous rappelait les origines de la marque. En effet, elle marchait réellement ... "comme un avion", déposant littéralement tout ce qui roulait dans la même série. Y compris sous la pluie de la matinée. Ce qui est remarquable lorsque l'on constate le niveau de qualité de ces restaurations. |
| Autre allemande, mais plus à l'est, cette fois, cette
DKW de compétition datée de l'entre-deux-guerres fait également appel à
la suralimentation. Traditionnellement, ces DKW fonctionnent selon le principe du "double piston", l'un assurant l'admission et la compression et le second l' "explosion" et l'échappement". Ce principe est quelque peu modifié ici puisque l'admission s'effectue par l'intermédiaire d'un compresseur situé entre le cadre et la roue avant, pulsant l'air directement dans le carter moteur. Forcément, il y a une forte différence de température entre les deux cylindres, imposant l'utilisation d'un refroidissement liquide, l'eau circulant selon le système du thermosiphon, présentant l'avantage de ne pas être confronté à une panne de pompe à eau... puisqu'il n'y en a pas. Après la seconde guerre, les compresseurs seront prohibés. C'est alors que Adolf Schnurle entrera en scène et inventera le deux temps "moderne". |
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Bien plus récente est non moins remarquable, cette 500
"Munch-URS" dont le moteur 4 cylindres est du à Elmuth Fath,
dérivé de celui qui permettra son génial concepteur de gagner son second
titre de champion du monde en side-car. La version "solo" présentée ici
est l'initiative de Friedl Munch. Montée dans un cadre Rickman
britannique, elle effectua des débuts encourageant remportant la
victoire dans le Grand-Prix d'Autriche 1970 hors championnat, puis la
4ème place en Allemagne, comptant cette fois-ci pour le championnat du
monde. Malheureusement, un désaccord entre Munch et Fath ne permit pas de continuer à développer cette prometteuse machine. Fath restera encore longtemps dans la moto et, faisant preuve d'éclectisme, préparera ensuite la Yamaha de Phil Read. Ce qui permettra à ce dernier de d'accrocher un titre mondial en tant que pilote privé. |
| Voisine de l'Allemagne, la Suisse est un pays qui n'est
pas réputé pour avoir eu une grande production en matière de motos. La
taille du pays n'y est certainement pas étrangère. L'interdiction de
toute forme de compétition sur route depuis 1955, suite au tragique
accident des 24 heures du Mans, encore moins. Pourtant, la Suisse nous a laissé de fort belles machines, tout particulièrement avec les Motoscoche, dont l'histoire remonte à 1905, époque à laquelle les frères Dufaux commencèrent la fabrication de leur petit moteur auxiliaire, destiné à équiper les vélos et qui tenait dans une ... sacoche. Jusqu'à 1953, la production de Motosacoche - avec de "vraies" motos - sera assez importante. Production à laquelle il faut évidemment ajouter les moteurs "MAG", de même origine, qui équiperont de nombreuses marques de motos en Europe. |
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A l'occasion de l'ASI-Motoshaw, les amateurs de motos
Suisses, parmi lesquelles on comptait des Motosacoche, mais également
des Condor, autre marque Suisse à la production assez diversifiée, qui
produisit des motos au moins jusqu'en 1976, s'étaient déplacés en
nombre. Certains présentaient des modèles fort bien préparés, sur base de moteurs MAG "standard" ou "usine", à carter d'huile intégré dans le bas moteur, dont les performances se firent remarquer en piste. Préparation qui, parfais, était poussée très loin. Un peu trop, même, lorsque l'on constate l'état de ce pauvre cylindre cisaillé à la base. Il est vrai que les tubes d'échappement en inox, qui équipaient nombre d'entre-elles, ne favorisent pas la dispersion de chaleur. |
| Si les Motosacoche sont peu courantes, celle-ci, à
arbre à cames en tête, dessinée spécifiquement pour la compétition,
est encore plus rare. Ce que j'ai appris, c'est que si les motos de la marque Suisse arborent la plupart du temps une teinte "kaki", qui en rebute certains mais que d'autres vénèrent, les motos de compétition de l'usine étaient de couleur noire. Ce qui, somme toute, leur sied également fort bien. |
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N'est-elle pas jolie, cette Indian "dans son jus" ?
Pourtant, à écouter les "bruits de couloirs", il s'agirait d'un faux
jus ! Peu importe : Personnellement, je m'en contenterai bien. Cette vue rapprochée se justifie par le fait que j'ai trouvé particulièrement intéressantes les commandes par poignées tournantes, reliées par des tringleries. Je ne sais pas si le guidon est particulièrement rigide ... N'oublions pas qu'en ces temps reculés, les routes étaient loin de la qualité que l'on trouve aujourd'hui et les contraintes d'autant plus importantes. Par contre, c'est une bonne solution pour éviter les ruptures de câbles. |
| De nos jours, la plupart des expositions et réunions
sont inondées par des motos en provenance du "Pays du Soleil Levant".
Elles étaient beaucoup moins nombreuses à Varano. Cette "Kawa" est ici
non pas pour son authenticité, mais parce que je l'ai simplement trouvée
amusante. De loin, on dirait une H1R en réduction. Lorsque l'on s'en
approche, on se dit qu'il y a comme une erreur. On est en effet en
présence d'un bicylindre. 250 "à air". |
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Celle-ci, par conter, est authentique une KR250
bicylindre. Kawasaki reprit pour cette moto une vieille tradition qui
l'avait rendue célèbre : L'alimentation par disques distributeurs
rotatifs. C'est bien le seul point commun avec les "twins" de la fin des années '60 puisque la moto dispose ici de deux embiellages disposés l'un derrière l'autre, tout comme les cylindres, évidemment. Ce qui lui procurait une grande finesse. Elle permit à Anton Mang de remporter quatre titres mondiaux entre 1980 et 1982 en 250 et 350 cm3. Elle apporta également son heure de gloire à Jean François Baldé, qui finit plusieurs fois deuxième et troisième au championnat du monde à son guidon. C'est lui qui nous la présentait à cette occasion. |
| Pendant que ses soeurs de 250 et 350cm3 se taillaient
la part du lion dans leurs catégories respectives, Kawasaki tenta
également l'expérience en 500, avec un quatre cylindres composé de deux
bicylindres en tandem. Ce qui la rendait plus remarquable encore, c'est
qu'elle était équipé d'un cadre monocoque en aluminium, afin de contenir
la cavalerie de ces moteurs réputés "explosifs". Il faut croire que l'alchimie n'était pas la bonne, cette moto, pilotée par Kork Ballington, n'ayant pas, pour le moins, marqué son temps. Ce qui n'empêchera pas Kawasaki d'adopter, quelques années plus tard, un châssis du même type pour sa surpuissante ZX-12R de route. |
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Si vous prenez la peine de cliquer sur cette image pour
l'agrandir, vous pourrez penser que cette Honda, au premier regard,
ressemble fort à un simple "bidouillage" sur base d'origine pour se
faire plaisir dans les rencontres d'anciennes. Pourtant, si l'on y regarde de près, même si le moteur semble très proche de l'origine, on peut constater qu'il a bénéficié d'une bonne préparation notamment en ce qui concerne l'allumage et le refroidissement de l'huile. Auxquels on peut ajouter l'embrayage à sec et les parties de la mécanique invisibles sur la photo, telles que l'arbre à cames, qui doit s'éloigner quelque peu de l'origine. Mais surtout, malgré les pinces de frein d'origine CB500, on se rend compte que la fourche, et surtout le cadre, s'en éloignent totalement. Sans compter le réservoir, véritable oeuvre d'art. En fait, si cette moto n'est pas issue de l'usine d'Hamamatsu, elle a bel et bien été conçue en vue de participer au Championnat du monde moto 500cm3, par une équipe de passionnés dont je m'excuse, ici, de ne pas savoir laquelle. Je me rappelle par conter parfaitement l'avoir vue lors du fameux GP de France 1973 sur le circuit Paul Ricard, à l'occasion de la rencontre de titans entre Agostini, Saarinen et Phil Read. Autrement dit, elle est arrivée au mauvais moment : Si elle pouvait avoir l'espoir de figurer correctement par rapport à des "Paton" ou autres "Linto", ses chances se trouvèrent amenuisées dés lors qu'entraient en scène Yamaha, puis, peu de temps après, Suzuki. Quoi qu'il en soit, nos a priori sont parfois trompeurs : Il nous arrive de nous extasier devant certaines re-fabrications et de passer à côté de machines qui ont une véritable histoire |
| L'industrie française était également représentée, tout
du moins dans le domaine de la compétition. Notamment avec cette "Moraco" qui, si elle faisait appel à une motorisation japonaise (Yamaha TZ 350), n'en était pas moins dotée d'éléments 100% français en ce qui concerne la partie-cycle. Et pas n'importe quelle partie cycle puisque nous sommes en présence d'un châssis-coque en aluminium plié, oeuvre de Bernard Droulhiole. Châssis qui donnait outre des avantages en matière de poids et de rigidité, conéfrait à la machine une extrême finesse. Pilotées par noter champion français Christian Sarron, ainsi que par Christian Bourgeois en 1974, ce dernier fit également développer un moteur 3 cylindres sur base Yamaha TZ, qui furent montés dans la même partie-cycle. |
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Autre challenge, de bien plus vaste importance, tout du
moins sur le plan commercial, que celui de "Pernod". Pourquoi sur un plan "commercial" ? Simplement parce que, à cette époque, pour étendre son emprise au moyen de la communication, la société concurrente, Ricard n'avait rien trouvé de mieux que de construire un circuit dans le sud de la France. Circuit qui, pour son modernisme et sa sécurité (à l'époque) reçut immédiatement l'aval pour l'organisation de GP de France. Pernod se devait de répondre. Ce qu'elle fit, en pensant qu'il était préférable de porter les couleurs de la France, représentées par la société, au delà des frontières, en concevant de toutes pièces une moto de GP. Pour cela, Pernod fera appel à des ingénieurs de talent : Bidalot, Fargues, Aufrère, Besse et Chevrier qu'on ne présente plus, pour avoir participé à l'aventure "Motobécane" ou plus récemment à celle de Renault en F1. Ne nous y trompons pas : Si j'ai évoqué l'aspect "commercial", c'est avant tout pour l'anecdote, car il est assez extraordinaire de se rappeler qu'en ces temps pas si éloignés, une entreprise pouvait se lancer dans la fabrication d'une moto de Grand-Prix. Mais il est évident que le "moteur" d'une telle entreprise ne pouvait être que la passion de la compétition et de la moto. Passion sans laquelle rien n'aurait été possible. Aujourd'hui, c'est cette même passion qui a permis à Jean-Charles Battesti, bien aidé par Philippe Michel et bien d'autres de redonner vie à cette moto. |
| C'est un autre pari qui mènera à l'élaboration des
motos "Elf" : Challenge technologique cette fois, qui consistait, pour
André De Cortanze, à mettre en oeuvre des principes inspirés de la
compétition automobile. Domaine qu'il connaissait particulièrement. Il s'agit, ici, d'élaborer une moto faisant abstraction de tout cadre à proprement parler : La suspension avant, constituée d'un triangle, est ancrée sur des platines fixées directement sur le moteur. Il en est de même pour la suspension arrière. Outre le fait que le projet ne pouvait guère s'appuyer sur d'autres points de comparaison, il n'est pas interdit de penser que les difficultés de mise au point que connut cette machine étaient liées au fait que le moteur utilisé n'était pas conceptuellement étudié pour une telle utilisé, présentant des problèmes de rigidité. On imagine, d'ailleurs, ce que ce manque de rigidité pouvait impliquer sur le fonctionnement d'un moteur deux temps sur lequel la moindre distorsion entraîne des problèmes d'étanchéité impliquant des dysfonctionnements pour l'alimentation. Pour autant, cette moto a fait l'objet de 18 brevets. Rachetés plus tard par Honda. Ce qui n'est certainement pas fortuit. Par exemple, le bras oscillant ancré sur le moteur est une technique aujourd'hui assez couramment utilisée. |
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Terminons notre visite virtuelle par cette ancêtre
française. Dont je dois bien avouer que je ne sais pas grand chose. Elle nous a été "vendue" comme étant un "bitza" d'époque, composé d'un cadre Peugeot modifié et d'un moteur Ader. Moteur qui présente la particularité de posséder une admission commandé et d'un échappement "en fin de course", c'est à dire, constitué de trous percés dans le bas du cylindre. Technique qui, pour des raisons de rendement, n'a perduré que peu de temps. Didier Mahistre, s'il passe par là, pourra certainement nous en dire plus sur le sujet. |
Tous documents de l'auteur. Reproduction formellement ... recommandée. A condition d'en préciser la provenance. Merci.